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L’Ashtanga Vinyasa Yoga 2017-06-01T15:48:53+00:00

L’Ashtanga Yoga

L’Ashtanga Yoga est une forme traditionnelle de yoga dynamique.

Il s’agit d’un yoga à la fois sportif et méditatif basé sur la coordination du souffle et du mouvement (le vinyasa).
Il est caractérisé par un travail coordonné du souffle (respiration ujjayi), des drishtis (directions du regard) et des bandhas (verrous internes) à travers une série de postures (asanas) qui s’enchaînent de manière dynamique.

C’est un yoga très complet, adapté à tous et extrêmement efficace tant sur le plan physique, que psychique et nerveux.

Fondements

Sri K. Pattabhi Jois developpa l’ashtânga vinyasa yoga à partir du manuscrit « Yoga korunta » et de l’enseignement qu’il reçu de son maitre maître Sri Krishnamacharya et l’enseigna à Mysore en Inde jusqu’à son décès en 2009, à l’âge de 93 ans. Il a grandement contribué à la propagation de l’ashtânga yoga à travers le monde et notamment en occident. Désormais son petit-fils Sharath dirige l’école de Mysore et nombre de ses étudiants majeurs (David Williams, Richard Freeman, Lino Miele, …) continuent de dispenser ses enseignements. Dû à sa dynamique, l’ashtânga a connu des dérives ne le considérant que comme une gymnastique, tels que le Power-Yoga. Il reste néanmoins une école de yoga, profondément ancrée dans la tradition qui ne saurait se réduire au seul exercice physique contenu dans les asana (postures yogiques). D’autres étudiants se sont séparés de la pure tradition de l’ashtânga pour créer leur système propre, c’est ainsi qu’est apparu le Vinyasa Yoga, qui abandonne la structure des six séries mais garde le principe de fluidité du vinyasa.

L’ashtanga-yoga ou les huit membres du yoga (Yoga-Sūtra II.29) :

  •  Yama : les règles de vie dans la relation aux autres
  •  Niyama : les règles de vie dans la relation avec soi-même
  •  Asana : la posture
  •  Prāṇāyāma : la respiration
  •  Pratyāhāra : l’écoute sensorielle intérieure
  •  Dhāraṇā : le pouvoir de concentration
  •  Dhyāna : la méditation
  •  Samādhi : l’état d’Unité » ou état d’Eveil

Les huit voies ou membres de l’ashtânga-yoga doivent être suivies dans l’ordre. Cependant elles se renforcent mutuellement. Ainsi, la pratique des asanas renforce le respect des yama (éthique) et niyama (auto purification et étude), qui à leur tour permettent un progrès dans les asanas ce qui provoque un cercle vertueux. En pratiquant les poses, l’étudiant porte sa concentration sur un objet de plus en plus subtil. Au stade des asanas correspondent les mouvements du corps dans l’espace, puis de l’air dans le système respiratoire, puis de l’énergie vitale subtile (prana), c’est alors le pranayama. C’est ainsi qu’il atteint les membres « internes » de l’ashtânga (Pratyāhāra, dhāraṇā, dhyāna, samādhi).
Spéculer sur la nature de ces états n’est cependant pas nécessaire au pratiquant, les membres internes résultant d’une pratique correcte, ainsi Pattabhi Jois disait « 99 % de pratique, 1 % de théorie ».

Patthabhi Jois n’eut de cesse de rappeler l’importance d’une pratique régulière :

« Pratiquez, pratiquez, pratiquez et tout viendra »

Un ashtangi dévoué pratique six jours par semaine, excepté les jours de pleine Lune ou de Lune nouvelle.

Petit lexique de l’Ashtanga Yoga

Séries

L’enseignement principal repose sur des séries dynamiques d’âsanas (postures). On en compte six : les séries primaires (ou yoga Chikitsa: yoga thérapeutique), les séries intermédiaires (Nadi Shodana: purification des canaux) et quatre séries avancées (de A à D). Ces séries sont constituées d’une cinquantaine de poses effectuées en séquence toujours identiques. Quelle que soit la série, la pratique commence par les salutations au soleil et les poses debouts. Elle se termine par une séquence de poses finales. Seule diffère la série à proprement parler pratiquée entre les poses debouts et les poses finales.

Mysore

Le style traditionnel, nommé Mysore, repose sur un enseignement personnalisé. Le professeur adapte la série en fonction de la condition de l’étudiant, en ajoutant des exercices, en enlevant ou modifiant certaines poses… Lors d’une classe style Mysore, chaque étudiant évolue à son propre rythme à travers la séquence qui lui est assignée.

Respiration Ujjayî

La respiration ujjayî, « respiration victorieuse », se fait uniquement par le nez, avec une contraction de la gorge permettant de doser l’air inspiré et expiré afin d’obtenir un temps d’inspiration égal a l’expiration. L’application des bandha optimisent la prise d’air par les poumons. La pratique d’ ujjayî produit un son de vague sur le sable, et elle contribue à élever la chaleur du corps.

Vinyasa

Ce terme signifie « synchronisation du mouvement avec la respiration ». Toutes les poses de l’ashtânga sont liées par des transitions au cours desquelles chaque mouvement est synchronisé sur une inspiration ou une expiration. Chaque pose est tenue pour un certain nombre de respirations, en général cinq.  Il faut insister sur le fait que la respiration est la clé du yoga et doit être le premier pilier de la pratique. L’exercice du vinyasa provoque une élévation de la température interne du corps et ainsi la transpiration. Cette transpiration purifie l’intérieur du corps en évacuant les toxines.

Bandha

Les bandha (que l’on peut traduire par « verrou » et qui signifient « contractions musculaires ») sont au nombre de trois. Ils sont utilisés de façon quasi permanente lors de la pratique des âsana (postures) et utilisés en harmonie avec le prânâyâma (discipline de la respiration). Ils permettent alors de libérer l’énergie (prâna) du corps. Parfaitement maitrisés, les contractions musculaires deviennent subtiles. Ils ont la réputation de percer les granthis, points de blocage émotionnels et psychiques. À l’aide des bandha, les mouvements viennent de l’intérieur du corps et permettent d’effectuer les poses avec grâce et légèreté.

Drishti

Ce sont les points de fixation du regard. À chaque pose, un point de regard est associé. Le respect de ces points de regard centre l’esprit et favorise ainsi une meilleure concentration. Ils sont particulièrement importants pour le développement d’autres aspects du yoga tel que dhâranâ (concentration) et dhyâna (méditation). Enfin la bonne application des drishti permet de bien aligner le corps lors de chaque position.